Statut freelance : comment facturer vos missions ?

comment facturer des missions en freelnace : quel statut ?Vous souhaitez facturer des prestations de services et n’avez pas choisi de statut particulier pour le moment ?

Vous vous interrogez sur le statut de freelance qui vous correspondrait le mieux ?

Missioneo vous propose de vous donner toutes les clés pour choisir le statut juridique le plus adapté à votre situation et travailler en freelance.

Retrouvez en 4 points les principaux statuts possibles avec un récapitulatif des avantages et inconvénients de chacun.

1. Le portage salarial : indépendant sous statut salarié

La formule du portage salarial est simple et accessible en 48h. Un professionnel effectue une prestation pour un client-entreprise. Celle-ci paye les honoraires facturés par la société de portage, qui reverse ces honoraires sous forme de salaire au «consultant prestataire».

Ainsi, le freelance peut exercer son activité en toute autonomie. La société de portage s’occupe du traitement administratif, déclaratif et comptable à sa place.

Devenir freelance en portage salarial permet à un professionnel de ne pas avoir à s’attacher les services onéreux d’un comptable, de payer la taxe sur les entreprises, ou de passer ses soirées à gérer les revenus de ses activités. Le freelance peut ainsi se concentrer uniquement sur l’essentiel : satisfaire ses clients, réussir ses missions et prospecter.

Devenir freelance en portage salarial permet donc de bénéficier à la fois des avantages de l’entrepreneur et du salarié puisque cela permet de conserver tous les avantages du régime général (sécurité sociale, assurance chômage, retraite, retraite complémentaire) tout en bénéficiant des déductions de frais d’un entrepreneur.

LES + DU PORTAGE

  • - Simplicité : En 48h, l’entreprise de portage s’occupe de toute la partie administrative et déclarative de l’activité
  • - Accompagnement : vous êtes autonome et bénéficiez en plus d’un réseau, des droits à la formation continue.
  • - Déduction de vos frais liés au développement d’activité et récupération de la TVA déductible
  • - Couverture sociale : toute la protection salariale du régime général
  • - Assurance responsabilité civile professionnelle comprise dans le taux de gestion

LES - DU PORTAGE

  • - Frais de gestion : la société de portage salarial prélève des frais de gestion sur votre CA

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2. Auto-entrepreneur, un statut simplifié mais limité

Un régime social simplifié, entre avantages et inconvénients

Introduit en 2009, le régime de l’autoentrepreneur séduit par sa simplicité d’accès. Etre auto-entrepreneur offre la liberté d’émettre des factures ponctuelles dans s’encombrer des contraintes administratives de l’entreprise individuelle.

Ainsi, ce régime simplifié permet à l’auto-entrepreneur de payer des cotisations sociales proportionnelles à ses revenus (ce qui peut aussi engendrer une non couverture en cas d’arrêt maladie ou maternité…). Cela signifie également qu’il est obligé d’avoir un chiffre d’affaires pour valider ses trimestres de retraite.

Il dépend du régime fiscal appliqué pour les micro-entreprises (et donc plutôt adapté pour des activités complémentaires aux activités principales), avec les limitations que cela comporte : si le chiffre d’affaire d’un entrepreneur dépasse 32 600 euros, il sort du régime fiscal de la micro-entreprise.

Dès lors, ses revenus sont imposés selon le régime d’imposition traditionnel. De plus, son entreprise sera soumise au régime social de la TVA. Ainsi, l’auto-entrepreneur doit être absolument certain de ne pas dépasser le plafond de 32 600 euros pour éviter d’être pénalisé et de perdre les avantages de son statut.

Par ailleurs, l’auto-entrepreneur doit s’occuper lui-même de la comptabilité et des démarches administratives.

Des possibilités limitées

Pour un auto-entrepreneur, il est impossible de déduire des charges. Ainsi, on ne peut pas récupérer la TVA relative aux dites charges.

Pourtant, certaines dépenses sont essentielles au développement d’une entreprise (site web, matériel informatique, prospection, formation, …). Elles contribuent à forger la crédibilité d’une société et d’un entrepreneur.
Elles sont ainsi susceptibles de le freiner concernant les prix demandés lors de la facturation de la prestation.

Auto-entrepreneur et portage salarial

Le plafond d’honoraires étant limité pour ce statut, il est couramment d’usage et légal d’être porté tout en gardant le statut d’auto-entrepreneur afin de ne pas dépasser le seuil des 32 600 euros de facturation. Cela lui permet de gérer des activités principales de prestation intellectuelle en portage et le reste de son activité en auto-entrepreneur.

LES + DE L'AUTO ENTREPENEUR

  • - Simplicité : Vous pouvez émettre des factures ponctuelles et évitez les contraintes administratives de l’entreprise individuelle
  • - Sécurité : des cotisations sociales sont proportionnelles à vos revenus

LES - DE L'AUTO ENTREPENEUR

  • - Chiffre d’affaires annuel limité à 32600 euros. Le portage salarial permet à l’auto-entrepreneur de contourner cette limitation
  • - Impossible de déduire certaines dépenses en tant que charges, frein au développement de l’entreprise

 

3. Les structures juridiques pour se mettre à son compe

Lorsqu’on souhaite devenir freelance et se mettre à son compte, il existe différentes structures juridiques possibles.

L’entreprise individuelle :

L’entrepreneur et l’entreprise sont une seule et même personne. On peut décider avec ce type d’entreprise d’être auto-entrepreneur

L’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL)

Travailler en freelance en créant une EURL impose de réserver une partie de son patrimoine à l’entreprise. Cela permet d’offrir des garanties aux créanciers en cas de perte.

Pour plus de détails sur les statuts juridiques, voir le site de l’Apce : Comparaison rapide.

4. Travailler en freelance : les statuts spécifiques

Le terme de freelance est large et englobe un grand nombre de cas. Certains statuts ont des conditions particulières qu’il est préférable de connaître avant de se lancer pour éviter les mauvaises surprises.

Parmi eux :

  • - Les professions libérales (règlementées ou non)
  • - Les inventeurs indépendants
  • - Les artisans ou commerçants ambulants
  • - Les artistes - auteurs
  • - Les agents commerciaux

 

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de l’Apce : Les statuts particuliers.